Le polar moderne

Résumé :

Les années 70 vont amener un renouveau au genre policier en stigmatisant les maux de notre société à travers des personnages ambigus mais charismatiques.

Harry Callahan (Clint Eastwood), Popeye Doyle (Gene Hackman), Paul Kersey (Charles Bronson), Frank Serpico (Al Pacino), l’inspecteur Ferrot (Yves Montand) et d’autres icônes de la violence urbaine représentaient l’aliénation et l’incompréhension d’un système combattant le mal avec ses propres méthodes.
La volonté quasi forcenée de retranscrire un contexte réaliste poussait le spectateur à s’identifier à ces héros guidés par une volonté de justice sans limite.
Alors que la loi laissait apparaître ses méthodes et ses techniciens comme de simples ouvriers de la justice, le milieu devenait un monde baroque et flamboyant où les codes d’honneur justifiaient les actes de barbaries. Francis Ford Coppola glorifiait la Famille Corleone et faisait rentrer Marlon Brando alias Vito Corleone dans la légende ainsi qu’une pléiade d’acteurs issus de l’Actor’s Studio comme Robert De Niro, Al pacino, Robert Duvall.
Il faudra Martin Scorsese et MEAN STREETS (1973) pour désacraliser le monde des truands italo-américains avec force de réalisme.

Une décennie marquée par les désillusions d’une société vouée à la consommation dont les années 80 seront entièrement dédiées. Le genre se caractérisera par la surenchère dans la violence et l’esthétisme.