Le polar asiatique

Résumé :

L’Asie va envahir l’Occident avec des oeuvres fulgurantes et inclassables qui vont créer de véritables engouements. C’est le Hong-kongais John Woo qui va lancer cette mode avec une série de polars très violents qui rendent hommage au Cinéma de Jean-Pierre Melville et Sam Peckinpah.

Avec BETTER TOMORROW 1,2 (1986-87), le cinéaste inaugure une vague de polars urbains ultra violents qui vont modifier le paysage cinématographique asiatique. Un style unique qui se retrouvera dans THE KILLER (1989) et le surprenant A TOUTE EPREUVE (1992).
Hollywood lui permettra d’accéder à la notoriété internationale avec notamment le très réussi VOLTE FACE en 1997 où sa fascination pour la violence comme rédemption salvatrice trouve son aboutissement. Les japonais vont aussi se faire remarquer avec deux cinéastes atypiques que sont Takeshi Kitano et Takashi Miike.
Une vision du Japon moderne où les Yakuzas et les policiers se ressemblent étrangement comme dans SONATINE (1993), HANA- BI (1997) ou bien DEAD OR ALIVE (1999). Chez Kitano, la violence est inattendue et brutale, chez Miike, elle est extrême et proche du film d’horreur. Chez les deux cinéastes, une même passion pour un humour décalé et des personnages hauts en couleur qui passent sans peine du rire à la douleur. La mort n’est pas une fatalité mais une logique.
Une nouvelle vague japonaise qui va séduire tout l’occident après SYMPATHY FOR MISTER VENGEANCE de Park Chan Wook primé. Puis ensuite avec quatre prix au Festival de Cognac 2004, MEMORIES OF MURDER de Joon Ho Bong permet au cinéma policier coréen d’accéder au grand public et de surprendre par ses qualités.
Une vision surprenante de la Corée et de ses malaises qui ne se résolvent que dans la violence la plus extrême. Une violence qui est aussi présente dans OLD BOY (2004) primé à Cannes par un jury présidé par Quentin Tarantino.