DJ's (04)

Résumé :

Si la disco apparaît dans les années 70, c’est parce qu’une demande voit le jour avec l’apparition des night-clubs et des discothèques. Ainsi David Mancuso ouvre en février 1970 les portes du Loft, qui devient progressivement le lieu de rassemblement de la crème des futurs DJs New-Yorkais : Frankie Knuckles, David Morales, Larry Levan et le temple de la musique disco. La disco est donc le premier genre musical créé non pas pour être écouté chez soi, ni pour être joué sur scène, mais pour ce nouveau marché des discothèques et de la danse.  

A partir de cette époque le mythe du DJ seul maître à bord prend racine, il fait et défait les carrières en choisissant de passer tel ou tel morceau. 

L’année 1976 marque l’explosion du disco : Tom Moulton qui avait constaté que dans les clubs les morceaux joués étaient trop courts et que les danseurs n’avaient pas vraiment le temps d’entrer dans la musique, cosigne avec Walter Gibbons le remix d’un morceau de Double Exposure : « Ten percent ».  
Ils mettent en avant les basses et l’étirent de 3 à 11 min. C’est le 1er maxi vinyle disco vendu en petites et grandes surfaces.  

La même année, Cerrone et Moroder innovent par la simplicité de leurs pulsions rythmiques : une grosse caisse puissante qui cogne à chaque temps dans un mode de plus en plus rapide (120 Battements Par Minute). Avec deux titres chantés par Donna Summer : Love to love you Baby et I feel Love, Giorgio Moroder, fan absolu de Kraftwerk, électronise le disco. Si Donna Summer a été si importante pour l’évolution de la musique disco, si différente des autres, c’est surtout grâce à Giorgio Moroder, son mentor, derrière les machines. De son côté, le français Cerrone sort Love in C Minor, où des violons arrangés au synthétiseur se mêlent à des gémissements de femmes évocateurs.  

Pendant ce temps, le déferlement du raz de marée disco se poursuit grâce au succès planétaire du film américain Saturday Night Fever avec John Travolta dans le premier rôle et la bande originale des Bee Gees. Le disco sort alors des clubs, et se fait de plus en plus commercial : on le retrouve désormais dans les magasins et à la radio (Imagination, Boney M,Village People…).