DJ's (07)

Résumé :

LA TRI FORCE

Grand Mixer DXT, « Le DJ de hip hop poursuit une destinée semblable à celle du Jedi dans Star Wars, se battant contre le mal, supportant d’éprouvants entraînements, acceptant un long isolement afin d’obtenir la connaissance de l’univers et d’être entendu mais jamais vu. Le DJ de hip hop doit acquérir une vaste connaissance de la musique et du rythme (la Force), être capable de synchroniser les disques et rechercher continuellement de nouveaux sons pour maintenir son statut au sein de sa culture. Ces trois hommes représentent la Tri-Force des DJs de hip hop : Kool DJ Herc (présence), Afrika Bambaataa (énergie) et Grandmaster Flash (technique). »

KOOL DJ HERC

Lorsqu’en 1969, le jamaïcain Kool DJ Herc émigre à New York, il transpose la formule du sound-system sur les terrains vagues et dans les cages d’escalier du Bronx, lors de ses premières « block-parties » (fêtes de quartiers). En mélangeant diverses sélections du registre de la musique afro-américaine et en créant les break-beats (une boucle rythmique, créée à partir de deux copies d’un même disque dont les sections instrumentales ou rythmiques, mises bout à bout et enchaînées d’une platine à l’autre peuvent être rallongées indéfiniment), il devient le premier DJ hip hop. Les jeunes de son quartier ne tardent pas à prendre le micro pour chauffer la foule, en parlant en rythme. Le rap, très proche du toast jamaïcain, est né.

AFRICA BAMBAATAA

Personne ne peut revendiquer une plus grande influence sur la naissance de la culture hip-hop qu’Afrika Bambaataa, qui crée le 12 novembre 1973 « The Universal Zulu Nation ». Dans le milieu hip hop, Bambaataa est surnommé le Maître des disques, en référence à ses très grandes connaissances musicales.

Soutenant des rapports non-violents basés sur la créativité, Afrika Bambaataa a oeuvré pour la réunion de plusieurs acteurs de la culture de la rue au sein de la Zulu Nation: auteurs de graffitis, b-boys (danseurs adeptes de « break-dance »), MCs (animateurs au micro des sound-systems), et bien sûr DJs. Afrika Bambaataa a ainsi créé une nouvelle forme d’unification dans les zones urbaines, refusant toute discrimination, voulant détourner la violence à travers des défis artistiques.

GRANDMASTER FLASH

En 1976, Grandmaster Flash invente le « Quick Mix », le « passe-passe », créant des phrases musicales en mettant bout à bout quelques secondes de plusieurs disques. Influencé par Pete DJ Jones, qui utilisait des écouteurs pour écouter un disque pendant que l’autre tournait, et par Kool DJ Herc, il utilise deux copies d’un même disque et deux platines, mais ajoute une dextérité technique, qui, couplée à l’utilisation d’une table de mixage deux pistes et d’un casque, lui permet de promouvoir le « break » en passant d’un disque à l’autre d’une manière très fluide, sans cassure et en conservant le rythme toujours intact.

Le pionnier du rap Grandmaster Flash a atteint la reconnaissance pour ses innovations techniques aux platines, au début des années 80, en tant que leader du groupe The Furious Five, à l’origine de l’un des tous premiers hits du rap, « The Message », datant de 1982.