A comme Acid House : En 1987, DJ Pierre compose le morceau « Acid trax », donnant un nom et une âme à l’un des principaux courants de la House Music, alors symbolisé par un synthétiseur que les amateurs connaissent tous : Le Roland TB303, qui produisait ces légendaires sons stridents forcément appelés Acids.
B comme Block Party : A la fin des années 60, Clive Campbell (aka Kool DJ Herc), jeune DJ jamaïcain immigré à New York, et organise des soirées dans la rue, pendant lesquelles il diffuse via ses deux platines des morceaux et passages instrumentaux. On considère souvent que ce sont ces soirées qui ont permis l’émergence de toute la culture Hip Hop, notamment par le biais des défis de danse que se lancent alors les bboys (break-boys).
ou comme BPM Le battement par minute (abrégé en : bpm; en anglais, beat per minute) est une unité de mesure utilisée pour exprimer le tempo de la musique. Cette notion est très importante pour tous les DJs. On peut distinguer de nombreux styles par la rapidité de leur tempo. Exemples : trip-hop: 80-90 BPM, down tempo: 90- 100 BPM, house: 115-130 BPM, dance et trance: 130-150 BPM, drum & bass/jungle: 160-170 BPM, techno: 125-150 BPM, techno hardcore: 150-160 BPM etc. La musique la plus rapide du monde est Thousand de Moby, qui comme son nom l'indique oscille jusqu'à 1000 BPM. Il est d'ailleurs inscrit au Guinness Books of Records.
C comme Cue : Désigne le point de départ de la lecture sur un lecteur CD, mais peut plus globalement désigner un point quelconque d’un morceau prédéfini. C’est une sorte de marque, de repère.
D comme Dub : Le public jamaïcain des années 75-80, réclamant toujours plus de nouveauté et d’innovation musicale, se voit offrir ce genre parallèle au reggae, plus « technique » (littéralement to dub = copier), avec des effets comme la « reverb » qui sont ajoutés à la voix, et osant des mixages plus créatifs et aussi plus complexes, annonçant avant l’heure, l’arrivée d’une musique plus « électro ».
E comme Europop : Dès 1987, la technologie du sampling émerge, et parallèlement au développement de la House, cette technique permet à de nombreux DJs de créer un nouveau style fusionnel qui mélange samples vocaux et styles underground. M.A.R.R.S. sort alors le désormais classique « Pump up the Volume », alors que S-Xpress sort l’autre incontournable « Bomb the Bass ».
F comme Fader : Bouton à glissière, qui se trouve sur une table de mixage, et qui permet d’intervenir sur le volume sonore d’une voie précise, ou sur la sortie générale. Le Cross-fader quant à lui, permet d’effectuer des allers-retours entre deux platines par ce même procédé.
ou comme Feutrine : Désigne un tapis intercalé entre le vinyl et le plateau de la platine permettant de faire glisser le disque sans l’endommager. Cette protection permet ainsi au DJ de stopper la lecture d’un morceau, en posant ses doigts sur le disque, et de le relancer (throwing) à l’instant et dans le rythme voulu.
L comme Loop : Désigne une boucle sonore composée d’un point d’entrée (loop-in) et d’un point de sortie (loopout), utilisée par exemple au sein d’une nouvelle création.
M comme Mento : Comme d’autres rythmes typiques des Caraïbes (merengue, compas, zouk,..), le mento était à la fois destiné aux bals traditionnels locaux, et également très prisé des touristes des années 50. Cette composante historique de la musique jamaïcaine, est unanimement reconnue comme étant l’ancêtre du reggae. Ses influences européennes, bantoues et ouest-africaines s’harmonisent autour d’un rythme 4/4 assez doux, contrairement à d’autres musiques plus rapides comme le calypso venu de Trinidad.
P comme Pitch : Désigne le mécanisme (potentiomètre ou boutons) d’une platine vinyl permettant de modifier la vitesse de lecture d’un morceau. Sa maîtrise est donc fondamentale pour synchroniser les beats de deux morceaux (entrant et sortant).
R comme Ragga : Ce style de musique jamaïcaine, apparaît au milieu des années 80 peu après la mort de Bob Marley.
Son parti pris dansant se mêle à une certaine revendication, par le biais d’une diction rapide et/ou répétitive, celle de refléter la réalité jamaïquaine dans son intégralité. On y trouve des thématiques sociales, sexuelles, politiques….
Certains propos propagés dans le ragga vaudront d’ailleurs à plusieurs de ces artistes des démêlés avec la justice.
ou comme Reggae : Nous sommes à Kingstown en 1968, en pleine vague Rocksteady, Desmond Dekker sort son titre « Israelites » sur un rythme innovant, plus rapide, qu’on finira par qualifier de « Reggae ».
Les Maytals, Lee « Scratch » Perry, et surtout Bob Marley, vont pouvoir marquer de leur empreinte indélébile une musique, voire une culture qui ne quittera plus jamais les devants de la scène musicale à travers le monde. Pour l’anecdote, le reggae s’appelait à ses débuts le « streggae », ce qui désignait une fille facile, s’offrant à tous les hommes. Ce titre a vite paru trop péjoratif au goût des radios de l’époque et le streggae est donc devenu un reggae bien plus convenable.
ou comme Rocksteady : A partir de 1966, ce nouveau